Disclaimer : cet article propose une lecture pratique. Il ne remplace pas un conseil juridique.
ReCyF : le nouveau standard de la résilience cyber
En 2026, la transposition de la directive NIS 2 en France s'appuie sur un document central : le Référentiel Cyber France (ReCyF). Ce texte définit 20 objectifs de sécurité visant à renforcer la résilience des infrastructures critiques.
Que vous soyez une Entité Importante (EI) ou une Entité Essentielle (EE), la conformité n'est plus une option, mais une nécessité opérationnelle pour maintenir vos services.
1) Le recensement : savoir ce que l'on protège (Objectif 1)
La première étape de toute stratégie cyber est la connaissance de son périmètre. Le ReCyF impose de :
- Maintenir une liste à jour de l'ensemble des activités, services et systèmes d'information (SI) y contribuant.
- Identifier un responsable pour chaque activité ou service.
- Justifier par une analyse de risques tout choix de ne pas appliquer les objectifs de sécurité sur un SI spécifique.
2) Une gouvernance portée par la Direction (Objectif 2)
La sécurité numérique n'est plus un simple sujet technique, c'est une responsabilité stratégique :
- Le dirigeant exécutif est directement responsable de la sécurité numérique au sein de l'entité.
- Une Politique de Sécurité des Systèmes d'Information (PSSI) doit être définie, approuvée par la direction et revue annuellement.
- Les entités doivent établir un plan d'action pour corriger les écarts de conformité identifiés.
3) Maîtriser son écosystème (Objectif 3)
En 2026, la menace vient souvent de la chaîne d'approvisionnement. Le ReCyF exige une vigilance accrue vis-à-vis des tiers :
- Établir une cartographie complète des prestataires et fournisseurs informatiques.
- S'assurer, par voie contractuelle, que les prestations sont conformes aux obligations de sécurité de l'entité.
- Vérifier périodiquement cette conformité, notamment via des audits.
4) Défense et réaction : anticiper l'inévitable
Le référentiel met l'accent sur la capacité à détecter et à réagir :
- Protection contre les codes malveillants : utilisation obligatoire de solutions type antivirus ou EDR sur les postes et serveurs maîtrisés.
- Gestion des incidents : mise en œuvre de procédures de traitement et analyse des causes après chaque incident pour les EE.
- Supervision (EE uniquement) : les Entités Essentielles doivent opérer une supervision capable de traiter les événements de sécurité sous 24h ouvrés.
5) Résilience : sauvegarder pour survivre (Objectif 13)
La continuité d'activité est le dernier rempart contre les rançongiciels :
- Les procédures de sauvegarde et de restauration doivent être testées au moins une fois par an.
- Les sauvegardes doivent être protégées, par exemple via un stockage hors-ligne, pour rester exploitables en cas d'attaque majeure.
Conclusion : un dirigeant crédible construit une capacité
Comme pour la vidéoprotection, la cybersécurité ne se résume pas à l'achat de logiciels. C'est une organisation humaine, juridique et technique cohérente. Le ReCyF fournit la feuille de route ; à vous de construire la capacité de défense adaptée à vos enjeux.
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